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Vie de notre Syndicat


                Quel thème semble le plus approprié à la rubrique « mémoire collective » que celui de l’histoire de notre mouvement syndical ? Ce thème a déjà été abordé, je ne l’ai pas oublié, dans diverses rubriques par mes prédécesseurs. P. BACHMANN a déjà parlé de l’histoire de notre syndicat à travers celle du Greffier, J. CARRÉ a également approché ce sujet dans son éditorial du n° 400, …
                Une histoire de notre syndicat est parue dans le n° « spécial propagande » de 1947 sous la plume de J. ANDRÉ, SGN honoraire, et C. BÉCHU, SGN. Vous trouverez ci-après la première partie de ce texte qui traite de la création du syndicat (ou plutôt de la Fédération nationale des S.M.I., comme c’était son appellation à l’origine) jusqu’en 1939. La période d’après guerre paraîtra dans un prochain numéro.
                Un autre document intitulé « Le syndicat des secrétaires de mairie instituteurs » a été publié par André BIANCONI dans le cadre de la Revue française de science politique, n° 3, 1973, pp. 570-581. Il est désormais consultable sur internet à l’adresse suivante : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1973_num_23_3_393479 . Ce même auteur a également publié plusieurs études sur l’histoire politique de l’enseignement et a, entre autres, écrit un ouvrage intitulé « L’idéologie du syndicat national des instituteurs de 1920 à 1939 ».
La vie de notre syndicat : son histoire (première partie)
     « Lors du Congrès national des Amicales d’instituteurs, le 6 août 1911, les S.M.-I. présents décidèrent la création d’associations départementales et d’une Fédération nationale des S.M.-I., dont le premier président fut ROBERT.
      Le bulletin de la Fédération édité par Pierre BARTHEROLE portait le titre : « Le Secrétaire de Mairie-Instituteur ». Son premier numéro porte la date du 15 octobre 1911.
      Le premier Congrès national de la Fédération eut lieu le 4 avril 1912 à Paris. Les revendications qui y furent étudiées étaient exactement celles qui font l’objet de nos actuelles préoccupations : traitements et barèmes, retraites (par le canal des R.O.P.), stabilité, simplifications.
      Au Congrès national de 1913, la Fédération groupait 11 000 adhérents réunis en 69 associations départementales.
      Après la guerre de 1914-1918, la Fédération se reconstitue. Une première assemblée générale se tint le 22 septembre 1919. Le premier Congrès national d’après-guerre eut lieu à Paris, le 3 avril 1920. BARBEROT fut désigné comme président, ROBERT devenant président honoraire.
      Le débat le plus important de ce Congrès fut celui ouvert par la question : Les instituteurs doivent-ils conserver le secrétariat de mairie ? La Fédération nationale des instituteurs y était opposée. A la Fédération des S.M.-I., les avis étaient partagés. La résolution finale laissait le libre choix à chaque instituteur. Il est juste de dire qu’il n’y eut pas de démissions ni de refus d’accepter la fonction, ni à l’époque, ni par la suite.
      Le Bureau de la Fédération, fort de cette résolution, demanda au Gouvernement et obtint :
-   La constitution d’une commission interministérielle chargée d’étudier les simplifications susceptibles d’être apportées aux travaux imposés aux secrétaires de mairies par les diverses administrations publiques (23 février 1920) ;
-   La création de commissions paritaires départementales (circulaire Steeg du 24 novembre 1920) ;
-   Le dépôt d’une proposition de loi Cornudet sur les retraites S.M.-I. (29 mars 1921).
      Le bulletin de la Fédération porte désormais le titre : « Le Greffier Municipal » et devient sa propriété.
      Au Congrès national du 14 avril 1922, la Fédération enregistre 5 000 adhérents et 30 associations départementales.
      ROBERT, le premier président fédéral, décédait le 27 novembre 1924.
      Le 10 avril 1925, à Paris, le Congrès national décidait la transformation de la Fédération en un Syndicat national unique avec sections départementales. ANDRÉ en était nommé le secrétaire général. A ce moment, le Syndicat groupait 59 sections et 6 750 adhérents.
      Les revendications essentielles du Syndicat demeurent toujours les mêmes : traitements, barèmes et commissions paritaires, retraites, stabilité et garantie de l’emploi, simplifications.
      Nous avions cependant à enregistrer quelques réalisations importantes : c’est ainsi qu’en février 1925 fut constituée une Commission extra-parlementaire où BARBEROT et DIJEON représentaient les S.M.-I. et chargée de préparer un projet relatif aux retraites des S.M. employés communaux.
      C’est ainsi que fut promulguée, le 12 mars 1930,la loi qui créait les Conseils de discipline et garantissait la stabilité de l’emploi.
      C’est ainsi que, le 21 février 1928, la Chambre des députés adoptait le projet de complément de retraite S.M.-I. que, malheureuse-ment, le Sénat conserva dans ses cartons sans la discuter.
      La période qui s’étend de 1936 à 1939 fut moins âpre.
      Le Gouvernement de Font populaire appelle le Syndicat des S.M.-I. à collaborer à diverses commissions extra-parlementaires : Commission paritaire nationale, au Ministère de l’Intérieur, chargée de l’examen des revendications intéressant le personnel communal ; Commission de réforme des finances locales, au Ministère des Finances.
      Nous avons alors à enregistrer quelques avantages importants :
-   Création des commissions paritaires départementales chargées de l’application des barèmes de traitements ;
-   Augmentation de 25 à 30% des traitements ;
-   Simplifications dans les travaux budgétaires, etc…
      A cette époque fut soulevée de nouveau la question de l’autonomie de notre mouvement syndical. Amorcée en 1924, solutionnée en par le statuquo, elle fut de nouveau reprise en 1937 et 1938 et de nouveau sanctionnée au Congrès de Strasbourg de 1938 par le statuquo.
      A ce même Congrès de Strasbourg, DIJEON était nommé secrétaire général, ANDRÉ devenait secrétaire général honoraire. BARBEROT était décédé en 1937.
 * * * * * * * * *
 
      Puis vint la guerre de 1939-1945, la défaite, l’occupation, la libération.
      Vichy régnant, le Syndicat vit en sommeil, en attendant une possible dissolution ou une hypothétique transformation.
      La division de la France en deux zones acheva de dissocier notre groupement, bien que les relations, très aléatoires, se poursuivent quand même entre les deux tronçons, malgré la ligne de démarcation.
      Des réunions de quelques secrétaires de sections se tiennent encore dans chaque zone. A Paris, en 941, en 1942, il fut décidé de garder un contact étroit entre les bureaux des sections et le Conseil syndical, de poursuivre l’action syndicale et de faire, dans la mesure du possible, les interventions nécessaires.
      En effet, tous les avantages que nous avions si péniblement acquis en 30 années sont réduits à néant par le Gouvernement de Vichy. Le statut du 9 septembre 1943 nous enlève les commissions paritaires, les conseils de discipline. Nos garanties de stabilité sont détruites. L’arbitraire règne, les délégations spéciales mises en place par Vichy sont généralement hostiles aux S.M.-I.
      DIJEON, décédé en avril 1944, BÉCHU devient secrétaire général, ANDRÉ restant toujours sur la brèche.
 
      Le pays libéré, l’action revendicatrice reprend immédiatement. Petit à petit sont rétablies les dispositions d’avant-guerre :
-   Les traitements sont revalorisés (ordonnance du 17 mai 1945). Les allocations diverses – mais trop nombreuses – viennent s’y ajouter par la suite pour que les rémunérations puissent suivre le cours ascendant du coût de la vie ;
-   Les sanctions prises sous Vichy sont annulées et les camarades sanctionnés sont rétablis dans leurs droits et leur situation antérieure (ordonnances de 1944 et 1945) ;
-   Le statut imposé par Vichy en 1943 est abrogé ; un autre est à l’étude, plus favorable ;
-   Les garanties disciplinaires sont rétablies par ordonnance du 19 octobre 1945. Les Conseils de discipline sont mis en place en 1946-47.
      La lutte reprend pour la revalorisation de notre fonction accessoire, pour la conquête de la retraite S.M.-I., pour les simplifications, etc.
      La création du Conseil national des services publics (ordonnance du 24 février 1945), où nous avons notre place, dans la plupart des sections, nous permet d’exposer nos points de vue spéciaux et de travailler à la réalisation de nos vieilles revendications : barèmes de traitements fixes, Commissions paritaires, statut spécial à notre double fonction, etc.
      Les conditions de travail vont s’améliorer : une documentation riche et pratique, des imprimés uniformes et simples vont être à la disposition des mairies.
      Le Syndicat, vaincu lui aussi en 1940,reprend son essor. Nous étions à peine un millier de cotisants en 1943. Cette année nous dépassons les 8 000. Plus de 80% des sections fonctionnent maintenant avec une vitalité toujours accrue. Et notre bulletin, malgré les difficultés de l’heure, a repris sa parution.
      Nos moyens d’action sont toujours aussi modestes. Mais nous disposons de concours précieux : l’Association des maires de France, le Syndicat national des instituteurs, la Fédération nationale des Services publics, avec laquelle notre communauté de vue reste complète depuis 1925.
      Le groupe de défense parlementaire n’a pas été reconstitué, le règlement de l’Assemblée s’y opposant ; mais nous savons pouvoir compter sur le bienveillant appui des groupes de gauche.
      Enfin, les Administrations centrales font montre d’une grande bienveillance à notre égard, que ce soit à l’Intérieur, au Ravitaillement, au Travail, à l’Éducation nationale.
      Forts de notre propre force, forts de ces concours et de ces appuis, nous pouvons œuvrer sans cesse pour l’amélioration de notre condition matérielle et morale, pour notre perfectionnement professionnel, pour l’amélioration de notre méthode de travail, pour la réorganisation des services publics, pour le mieux-être, enfin, de toute la famille S.M.-I. réunie au sein de notre groupement national fortement consolidé par 50 années de luttes incessantes.
 
                                                                                              J. ANDRÉ                                             C.-M. BÉCHU
 

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