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DEBAYE


M É M O IR E    C O L L E C T I V E

Michel GOTTRAND


 
Chers collègues,
Comment choisir un sujet pour cette rubrique que je me suis engagé à tenir régulièrement? Le choix est vaste et difficile, et peut dépendre de plusieurs facteurs : les ressources dont on dispose, l’actualité, l’historique et la variété des sujets traités ou à traiter, …
J’ai donc commencé à feuilleter la synthèse « Cent ans du Greffier Municipal » parue en 2011. Ne disposant, pour l’instant, que d’une partie des anciens Greffiers (ceux que j’ai retrouvés dans le grenier de mon école, datant de mon prédécesseur), je me suis limité aux numéros édités dans les années 1970.
J’ai retenu plusieurs articles, bien différents les uns des autres, qui mériteraient d’être rappelés à tous. La nuit portant conseil, mon choix pour ce jour s’est fait tout naturellement à mon réveil.
J’avais tout d’abord pensé à retracer le portrait et la carrière d’un ancien secrétaire général national, en l’occurrence Alphonse DENIZE qui nous a quittés en octobre 1969, quelques mois après sa dernière intervention au congrès d’Orléans. Ce sera pour une prochaine fois, peut-être lors de l’AG de Niederbronn-les-Bains.
J’ai relu (lu, plutôt) avec grand intérêt un émouvant discours prononcé en 1970 par le Président de l’association des maires du Cher en faveur des communes et écoles rurales et surtout de leurs S.M.I. Les propos plus qu’élogieux, voire dithyrambiques, tenus par ce responsable envers les S.M.I. auraient sans doute de quoi surprendre certains élus de nos jours.
Les années 1970 furent celles où l’on commençait à envisager la mise en place de structures intercommunales (on ne disait pas encore, à l’époque, « communautés de communes »). C’est dans le « rapport Guichard » que fut développée cette idée qui devait commencer ainsi sa longue route (qui est certainement loin d’être arrivée à son terme en 2014…). De nombreux articles existent à ce sujet dans le Greffier. Inutile de dire que cette évolution était, pour le moins, assez mal envisagée, aussi bien par les S.M.I. que par les maires pour qui il était difficile d’admettre le transfert à une structure intercommunale de certaines de leurs compétences. Quand le train est lancé, il est difficile de l’arrêter, … et l’avenir confirmera cet adage.
Tout à fait par hasard (ceci n’ayant pas été signalé dans le « centenaire »), dans le Greffier 273 du 4ème trimestre 1974, je suis tombé sur un article intitulé : Deux exemples de bonne propagande. Cet article est brièvement présenté par le SGN de l’époque, André CARON, et celui-ci le donne en exemple aux secrétaires des sections départementales qui pourraient s’en inspirer avant le mouvement de 1975.
Tiens, me dis-je, voilà un sujet original et qui mérite de s’y arrêter. Les deux exemples « de bonne propagande » émanent :
-       la première, de A. LANGLOIS, secrétaire général de la section du Cher ;
-       la deuxième, de Maurice DEBAYE, secrétaire général de la section de l’Oise.
J’ai personnellement peu connu Maurice ; je l’ai rencontré uniquement lors des quelques dernières AG nationales, et notamment lors de celle de Beauvais qu’il a organisée en 2009. Les anciens qui l’on cotoyé n’ont eu cesse de rappeler, à l’occasion de son récent départ, son engagement pour la cause S.M.I., son investissement  de tous les jours, sa compétence et sa connaissance plus qu’approfondie de tous textes officiels concernant notre fonction de secrétaire de mairie. Il m’avait d’ailleurs fait parvenir, il y a 3 ou 4 ans, toute une documentation sur l’un des sujets que j’avais abordé lors d’une intervention à l’AG nationale.
J’ai lu avec grand intérêt les propos tenus par Maurice dans son article. Son initiative constituait, sans nul doute possible, un excellent exemple pour tous les responsables départementaux afin que vive et se développe la double fonction d’instituteur et de secrétaire de mairie.
Vous trouverez ci-après l’intégralité de l’article :
 
Cher collègue,
Lors du dernier conseil syndical élargi tenu à Avrigny, début octobre, de nombreux points ont été proposés ou évoqués en ce qui concerne :
1)      l’information et la formation des futurs S.M.I. ;
2)      l’incitation et l’invitation à devenir S.M.I. ;
3)      le maintien et le renforcement de la fonction S.M.I.
          Je voudrais vous entretenir de ces 3 points et vous demander de m’indiquer vos remarques, vos suggestions, vos idées, vos possibilités d’actions afin de tenter de trouver une solution, solution qu’il nous faut mettre en application avant qu’il ne soit trop tard, et ce pour le 20 décembre 1974.
 
QUESTION 1 : Information, formation pratique et recrutement des S.M.I.
         J’ai suggéré de réunir en cinq mairies rurales S.M.I. du département, une par arrondissement (mais pour Beauvais, deux villages : un au nord, un au sud) les instituteurs, non S.M.I. actuellement, mais qui sont intéressés par la fonction Secrétariat de Mairie, afin de leur montrer une mairie rurale, de leur exposer succinctement les tâches du S.M.
         Cette réunion pourrait avoir lieu courant février-mars, avant le mouvement.
         Les convocations seraient envoyées à toutes les écoles du département qu’elles soient urbaines ou rurales, par le courrier administratif de l’Inspection Académique.
 
QUESTION 2 : Incitation à devenir S.M.I.
a)   Il faudrait que chaque délégué de secteur et son suppléant prennent contact, oralement ou par écrit, avec les Directeurs d’écoles urbaines (chef-lieu de canton, écoles à nombreuses classes, en ville, …) pour savoir si des collègues sont intéressés par la fonction S.M.I.
Établir ainsi une liste, par secteur, des instituteurs futurs candidats S.M.I. et me la remettre.
b) La remise sur pied des causeries ou conférences aux remplaçants s’impose et je vous demande de contacter votre inspecteur primaire ou le conseiller pédagogique S.M.I.
 
QUESTION 3 : Maintien de la fonction S.M.I.
         a) Dans chaque secteur scolaire, mais surtout ceux ayant beaucoup de communes : Betz, Chaumont, Grandvilliers, Crèvecœur, etc), il faudrait que le délégué de secteur crée un comité de surveillance des postes S.M.I.
         Le délégué de secteur choisirait des collègues qui, chacun, s’occuperait des trois, quatre ou cinq communes rurales environnantes ; chaque collègue veillerait au remplacement du S.M.I. retraité ou muté, inciterait les maires à garder un S.M.I. ou à prendre l’instituteur ou l’institutrice comme S.M., convaincrait le jeune collègue de prendre la mairie et, surtout, l’aiderait, lui montrerait le travail, les tâches, etc.
         EN BREF, IL ASSURERAIT LE CONTRÔLE DE LA PRÉSENCE S.M.I.
         Les collègues « surveillants » ont une importante mission : maintenir notre audience, mais aussi l’accroître et être vigilants.
 
         b) Il semblerait que les maires soient fidèles à la fonction S.M.I. et il ne faut pas les décevoir.
         Il faut leur rendre visite, dès qu’on vous signale la possibilité de prendre, de reprendre ou de perdre (eh oui!) un poste S.M.I.
 
         c) Je vous prierais de me signaler, pour parution dans le bulletin de janvier ou février 1975, ou dans celui de mai 1975 :
     1) les collègues devant quitter un poste S.M.I., soit retraitables, soit par mutation ;
     2) les communes sans S.M.I. où il y aurait une possibilité d’avoir un S.M.I. (au départ du S.M. professionnel en place) ;
     3) les collègues S.M.I., en place déjà, susceptibles de faire une 2ème mairie ;
     4) le nom du collègue qui sera votre délégué-adjoint du secteur, en vue de compléter les secteurs scolaires non pourvus.
         Je vous joins :
-       un modèle de réponses aux trois points (à envoyer avant le 20-12-74) ;
-       trois modèles pour la constitution du comité de surveillance et les diverses listes
à me renvoyer
     l’une avant le 15 janvier ;
      l’autre pour Pâques (avant le mouvement scolaire)
     et le troisième pour vos archives.
         Je vous demande à tous un effort, un grand effort, non seulement pour l’examen ou la réponse aux trois questions, mais aussi pour remplir deux fois les listes et la situation S.M.I. de votre secteur.
                                                           Amicalement.
                                                           M. DEBAYE
P.S. : Ce travail n’est pas inutile : il me permettra de parer à toute éventualité, par exemple, si un maire réclame un S.M. Il faut savoir assurer notre relève. L’attentisme nous perdra : chaque collègue S.M.I. est concerné.
 
(suivent les modèles de réponses aux 3 questions et pour la constitution du comité de « surveillance »)
 
        Je ne sais quel fut l’impact de l’initiative de Maurice sur le maintien de l’effectif S.M.I. de son département, combien de temps a duré cette mobilisation des actifs pour pérenniser notre double fonction. Les collègues de l’Oise qui ont connu cette époque pourraient certainement nous le dire.
                                              
         En tout cas, voilà une initiative qui aurait dû être suivie par tous les responsables de secteur. Certes, on ne peut aller contre l’évolution d’une société et d’une profession. Depuis les années 1950, les différents responsables qui se sont succédé à la tête de notre syndicat n’ont cessé de déploré la fonte inéluctable et irréversible de nos effectifs.
 
         Certains, comme Maurice, ont agi pour, sinon enrayer, tout au moins limiter la chute des effectifs, en aidant au recrutement, en informant et conseillant les jeunes collègues S.M.I.
 
       En rappelant à tous cette initiative, je tenais, au nom de tous les membres du bureau national S.M.I., à rendre une nouvelle fois hommage à l’action de notre collègue et ami Maurice à qui le syndicat S.M.I. doit beaucoup.
 

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